Récompenses :
« Le bonheur de peindre… »
Lignes. Equilibre. Structure. Construction. On pourrait croire que guidée par ces quatre maîtres mots, le travail de Christelle Véron-Cherbonnier pourrait essentiellement figurer un résultat géométrique ; il n’en est rien !
Une ossature, une architecture comme point de départ, une recherche permanente d’une composition équilibrée ; pourtant, la peinture de Christelle sait aussi nous proposer de magnifiques vibrations, des fondus bruns ou gris, percutés de notes jaunes et orangées. Le rouge et le bleu s’invitent parfois mais l’essentiel de sa palette est chaleureuse et non chatoyante, profonde et subtile, proche des tonalités naturelles, des pigments des ocres de Roussillon…, plus proche des tons de l’automne que de ceux du printemps. Une palette que l’on pourrait qualifier de discrète. Une palette qui suggère plus qu’elle ne dit. Un blanc coloré qui se fait ivoire, un noir-brun qui accentue le propos et réchauffe la construction, un lyrisme feutré et ce n’est pas un paradoxe ; un lyrisme subtil et qui pourtant accroche immédiatement le regard. Comment est-ce possible ? Christelle aime se faire chimiste, composer ses couleurs avec soin, préparer cette palette si chère aux coloristes ; scientifique de formation et de profession, la minutie apportée à cette préparation lui permet, ensuite, de se permettre de voyager au cœur de la toile, assurée. Elle élabore, expérimente, teste et tente avec son esprit cartésien qui sait se faire voyageur. Elle avance, elle chemine… Sa peinture offre au spectateur des réminiscences de voyages à Venise, ou de balades à Brooklyn ; elle l’emmène aussi au plus profond de ses souvenirs d’enfance, au bord de la mer ou dans un village inconnu que l’on reconnaît pourtant ! Architecte certes, mais surtout peintre ; tellement et naturellement peintre ! Peintre de lignes, comme le fut Maria Elena Vieira da Silva, dont elle admire la quête et le travail, peintre du souffle aussi, comme Zao Wou Ki dont le geste la touche. La peinture comme une édification, la peinture comme une respiration.
Lignes. Equilibre. Structure. Construction. Quatre mots visibles, palpables dans l’œuvre de Christelle. Mais ce qui est le plus évident, ce qui frappe celui qui sait regarder, ce que son travail nous donne à voir, c’est le bonheur : le bonheur de peindre ! »
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Invisible ouverture ( fin 2011- début 2012) |
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