En quelques mots...
Askett NIANDJUE est né en 9 à JAQUE-VILLE Côte d’Ivoire. Ce n’est pas un village perdu, mais une petite ville entre mer et lagune. Le pays est ouvert sur le monde. Comme le laisse entendre la toponymie, l’influence des navigateurs européens y est ancienne. Ces villages côtiers se haussent au-delà des horizons étroits. Des hommes ont navigué depuis plusieurs générations. Les pêcheurs vont en mer ou sur la lagune.
Les femmes vendent au loin le poisson séché, produit de la pêche. Après sa scolarité, Askett étudie aux Arts Décoratifs à Nice, puis aux Beaux Arts à Bourges. Resté fidèle à la ville de ses études, il voyage cependant, fréquente l’atelier d’amis graveurs à Rome, monte des expositions en Norvège, à Abidjan, en Suisse. Variées sont ses admirations et ses amitiés. Tiberio un Brésilien, Lattier un Ivoirien sculpteur, disparu alors que l’originalité de son talent commençait à être reconnue.
Picasso bien entendu fait partie de ses admirations : il lui est reconnaissant d’avoir fait connaître l’Art Nègre. Fervent des traditions africaines. Askett cherche au fond de lui-même les souvenirs concrets des tissus africains qui lui livrent des symboles abstraits.
Les mystères du Sahara lui donnent une leçon de simplification. Les matériaux de son pays d’origine, argile, terre et latérite marquent sa palette.
La rigueur des techniques de gravure l’a amené à une grande exigence. Rares sont les artistes Africains qui s’astreignent à cet art austère. Au-delà des matières flatteuses du pastel, de la gouache ou de l’huile, le graveur est contraint de penser dans un monde austère qui tempère de rigueur géométrique toute sa création. Céramiste, au contact de la terre, il en extrait des formes et des figures marquées par l’inquiétude de l’Art Nègre.
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